En bref
Différentes approches permettent de traiter les jeunes ayant des problèmes de consommation d’alcool et de drogues. Toutefois, il peut être difficile de cerner lesquelles de ces approches sont efficaces et lesquelles conviennent à des populations ou à des milieux de traitement précis.
C’est pourquoi un réseau local d’intégration des services de santé en Ontario s’est adressé à EENet pour déterminer les meilleurs modèles de traitement permettant de s’attaquer aux problèmes de consommation d’alcool et de drogues au sein de la population des jeunes francophones de l’Ontario. L’objectif de la collecte d’information suivante est d’aider à la sélection d’approches pour les établissements de traitement locaux.
EENet a préparé un examen rapide des résultats. Liisez-le ci-dessous ou téléchargez le PDF ici.
Ce que vous devez savoir
- La recherche sur les résultats de modèles de traitement visant les jeunes ayant des problèmes de consommation d’alcool et de drogues est limitée, et celle portant sur un traitement efficace pour les jeunes francophones du Canada est pour ainsi dire inexistante.
- Même si les données probantes au sujet de la valeur du traitement en établissement sont contradictoires, l’examen de la littérature actuelle met en évidence un certain nombre de modèles de traitement et certaines caractéristiques d’un traitement efficace que l’on peut considérer comme des pratiques exemplaires dans le traitement en établissement pour les jeunes ayant des problèmes de consommation d’alcool et de drogues.
- Des modèles de thérapie familiale et de thérapie de renforcement de la motivation se sont avérés des pratiques particulièrement prometteuses pour des patients externes et ces thérapies peuvent être intégrées dans le cadre d’un traitement en établissement.
En quoi consiste le problème ?
Différentes approches permettent de traiter les jeunes ayant des problèmes de consommation d’alcool et de drogues. Toutefois, il peut être difficile de cerner lesquelles de ces approches sont efficaces et lesquelles conviennent à des populations ou à des milieux de traitement précis. C’est pourquoi un réseau local d’intégration des services de santé en Ontario s’est adressé à EENet pour déterminer les meilleurs modèles de traitement permettant de s’attaquer aux problèmes de consommation d’alcool et de drogues au sein de la population des jeunes francophones de l’Ontario. L’objectif de la collecte d’information suivante est d’aider à la sélection d’approches pour les établissements de traitement locaux.
Qu’avons-nous fait ?
Une recherche dans les publications savantes a été effectuée en novembre 2015, à l’aide des bases de données suivantes : Cumulative Index to Nursing and Allied Health Literature (CINAHL), Medline, In Process Medline, PsycINFO et la Cochrane database of Systematic Reviews.
À cette recherche dans les bases de données se sont ajoutées des recommandations d’ouvrages d’experts dans le traitement de la toxicomanie chez les jeunes en Ontario. Nous avons inclus la littérature pertinente sur les jeunes francophones du Canada et sur la consommation d’alcool et de drogues publiée en anglais ou en français depuis 2000. Une recherche poussée sur le traitement de la toxicomanie chez les jeunes en général portait uniquement sur la littérature axée sur l’analyse (p. ex. les synthèses systématiques et les méta-analyses) parue depuis 2009, car la quantité de données probantes sur le sujet était nettement plus grande. Même si la recherche se concentrait principalement sur les modèles ou approches à adopter avec les jeunes dans le cadre de traitement en établissement, la littérature se penchant sur des approches de traitement utilisées auprès de jeunes dans d’autres contextes (p. ex. des patients externes) a aussi été analysée, du fait du nombre restreint de publications sur le traitement en établissement des jeunes. Nous avons ainsi pu obtenir un aperçu plus vaste et avoir une meilleure idée des approches qui s'annoncent prometteuses pour une intégration avec un traitement en établissement.
Cette recherche n’a pas tenu compte des études individuelles qui mettaient l’accent exclusivement sur un modèle de traitement unique, au lieu de comparer divers modèles, et a exclu les publications qui n’étaient pas revues par des pairs, p. ex. des livres et des rapports gouvernementaux. Voici certains sujets qui n’ont pas été pris en considération dans le présent examen, car ils dépassaient le cadre de l’étude :
Approches de prévention de la toxicomanie chez les jeunes ;
Prédicteurs internes des résultats du traitement, dont les traits de personnalité ou l’histoire de famille personnelle ;
Approches de traitement de la maladie mentale ou des problèmes de comportement ;
Approches de traitement applicables seulement dans des contextes de soins primaires, d’urgence, de système judiciaire ou d’école ;
Approches de traitement pour la consommation d’un seul produit, p. ex. de l’alcool ou du cannabis, plutôt que de drogues en général ;
Approches de traitement pour adultes.
Certains ouvrages recommandés par des experts ont été inclus même s’ils ont été publiés avant 2009 ou qu’ils sont classés comme de la littérature grise. Après l’examen des titres et des résumés, 14 articles ont été retenus, car ils ont été jugés pertinents pour notre étude. Deux portent sur le traitement de la toxicomanie chez les jeunes francophones du Canada (au Québec) et 12 sur le traitement de la toxicomanie chez les jeunes en général.